• La faille Isabelle Sorente

    la fai
     
    JC Lattès
     
     
     
    En lisant ce livre, (dense de 536 pages!) , j'ai pensé à Dracula,
    imaginé par Bram Stoker en 1897.
     
    Car il existe, dans le choix des prénoms des héroïnes de ce roman, Mina et Lucie,
    une analogie avec la légende de Dracula :
     deux femmes amies, fascinées par l'homme-vampire.
     
    Mais apparaît aussi Jonathan, le compagnon de Mina,
    alias le fiancé de la jeune institutrice Mina Harker dans Dracula, 
    "bouffé" ici par son travail 
    et V. D., le mari de Lucie, le vampire psychique,
    qui renvoie aux initiales de Vlad Drakul.
     
     
     
    Nous avons, pour la plupart, des lacunes considérables,
    voire des failles béantes,
    dans nos aptitudes émotionnelles et psychologiques,
    celles justement qu'il nous faut mobiliser
    pour affronter tout ce que la vie place sur notre chemin.
     
    Lorsque la belle Lucie Scalbert laisse son prédateur de mari
    "pondre des oeufs dans sa tête" et la paralyser,
    Mina comprend que cette princesse aux cheveux d'or
      se coule dans un rôle qui n'est pas le sien.
     
    C'est donc par les yeux de son amie d'enfance Mina Liéger, devenue écrivaine,
    que sont retracés les menus événements qui mènent au drame final. 
     
     
    Un livre fort bien écrit, très peu aéré,
    laissant peu de place aux pauses respiratoires,
    confirmant ainsi une atmosphère étouffante et angoissante.
     
    Vous l'aurez compris, amitié, amour, manipulation,
    destruction et rédemption
    sont au rendez-vous de ce roman psychologique glaçant, habile et juste!
     
     Un roman dont on ne sort pas indemne...

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